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 Mort de Christopher Lee

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Plume de diamant
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MessageSujet: Mort de Christopher Lee   Mer 17 Juin - 9:34

Celui qui fut tant de fois l’immortel préféré des salles obscures à travers le personnage de Dracula s’est finalement fait rattraper par la Grande faucheuse, bien peu reconnaissante !

L’acteur, qui venait de fêter ses 93 ans, était encore en tournage il y a peu, preuve d’une vitalité nourrie par une carrière des plus iconoclastes. Car se souvenir de Christopher Lee, c’est feuilleter l’histoire du cinéma tant il a traversé les époques et les genres, jusqu’aux plus improbables.

Une classe qui n'appartenait qu'à lui

Il s’est illustré, pas toujours en tête d’affiche, dans pas loin de 8 décennies d’histoires où sa stature, sa tessiture et son envergure (1m96) ont fini par le consacrer comme archétype. Penser à Dracula, c’est visualiser Christopher Lee. Mais derrière le personnage aux canines développées apparaît un acteur qui savait jouer autre chose et qui, comme le vampire qui fit sa renommée, a eu plusieurs vies cinématographiques.

Sa classe so british lui a fait incarner nombre de ducs, comtes, barons et même lords, les titres de noblesse n’ayant donc plus de secret pour lui ! Clin d’œil de la vie, il sera d’ailleurs anobli par la reine d’Angleterre (un autre exemple de longévité !). Celui qui était devenu Sir Christopher Lee aura finalement quitté ce monde une semaine de pleine lune, libérant dans la nuit tous les tortueux personnages qui l’avaient si longtemps hanté…

Un acteur brillant... même en français

Car c’est une filmographie iconoclaste que s’est offerte l’acteur. Un de ses premiers films paraissait d’emblée le destiner au bizarre et au mystère : "L’étrange rendez-vous" (1948) lui faisait déjà mettre un pied dans le film de genre. Il s’est ainsi aussi bien glissé dans la peau de la créature de "Frankenstein s’est échappé" (1957) que dans les habits du célèbre détective anglais Sherlock Holmes ("Le collier de la mort", 1962). On le retrouve encore sous les traits de "Raspoutine" (1966) comme du non moins fameux "Fu Manchu" en 1965, un personnage de fiction maléfique très en vogue à l’époque et qu’incarnera plusieurs fois Lee. "Le Dieu d’osier" (The Wicker Man, 1973) lui permet d’accéder à un registre inattendu dans ce film devenu culte.

Mais comme si ces contrastes ne suffisaient pas, cet acteur francophone donna la réplique à notre Bernard Menez national dans l’improbable "Dracula père et fils" réalisé par le français Édouard Molinaro en 1976. Cette comédie vampirique clôt d’ailleurs la série des Dracula joué par Lee, une amusante et ironique façon de refermer le cercueil sur un personnage certainement devenu exsangue…

Il lui en aura pourtant fallu de la constance pour devenir une référence dans le film d’épouvante, fidèle à la mythique société de production Hammer et au réalisateur Terence Fischer qui mit en scène la plupart de ses sanglantes aventures (entamées avec Le cauchemar de Dracula, 1958).

L'incarnation du mal

Sourire carnassier et yeux exorbités allaient impressionner durablement une première génération de spectateurs, découvrant en Lee, le fer de lance d’un nouveau cinéma de genre. Il y avait eu Boris Karloff, il y aurait désormais Christopher Lee pour incarner les cauchemars et les menaces surnaturelles.

C’est sous une autre figure qu’il s’imposa à nouveau dans les années 70 : celle du flegmatique Scaramanga, "L’homme au pistolet d’or" (1974), ce cousin par alliance de Ian Fleming se confrontait enfin à James Bond après avoir été aux prises avec toutes sortes de créatures. Il reste aujourd’hui encore un de ces méchants fameux dans l’univers bondien. Les années 2000 le firent connaître d’une jeune génération qui découvrait Star Wars sur grand écran et le rebelle comte Dooku.

Poursuivant les incarnations du Mal, le Saroumane du Seigneur des Anneaux acheva d’en faire une figure incontournable pour une nouvelle vague de spectateurs. Christopher Lee a réussi ses changement de peau sans rien perdre de sa force anxiogène ni de son style. Sachant être autant que paraître, celui qui fit une apparition dans "Hamlet" (1948) avait bien compris tout le plaisir qu’il y avait à jouer les méchants : ses victimes ont trépassé mais son souvenir est resté.
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